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Document d'origine - Transcription des mémoires de l'Amiral Pléville le Pelley
Voici la transcription, en suivant la disposition du manuscrit. Les passages incertains ou masqués (pliures, filigranes, bords déchirés) sont entre crochets.
Mémoires de l'Amiral Pléville le Pelley
Origine
Sous Charles VII roi de France, un Hugues le Pelley (notre souche connue) était propriétaire d'une campagne assez considérable nommée le clos Pelley, distante d'un bon quart de lieue et dans le sud-est du cap sur lequel on a bâti depuis la ville de Granville.
Ce Hugues le Pelley servit le roi contre les Anglais dans les sièges de Saint Lô, Avranches, Valognes, etc., et en qualité d'officier volontaire. Après l'expédition [ = l'expulsion] des Anglais, le roi lui donna les armes que nous portons, [permit qu'une] partie de son domaine fût entourée de murailles, ses cours fermées par [des] portes de défense, le circuit de la maison crénelé. Il eut aussi la permission de lever un colombier (Note : marque de fortune en fonction du nombre de pigeons. Enquête à poursuivre) ; cecy fut nommé le Manoir et le reste du bien resta sous le nom du clos Pelley.
Complément d'enquête :
« Sous Charles IX » puis, en dessous paraît Louis XIII. 88 ans de différence !
Louis XII : né le 27 juin 1462 et mort le le 1er janvier 1515.
Charles IX : né le 27 juin 1550 et mort le 30 mai 1574.
Les murs de la ville de Granville s'élevèrent ; un descendant de Hugues le Pelley en fut le premier habitant et fit bâtir la maison de famille qui existe encore, rue Saint Jean.
Commentaire d'enquête : Si la maison est la première de la rue Saint Jean (la maison du presbytère), la façade principale donne sur le parvis de l'église. Pour quelle raison, Pléville ne l'indique-t-il pas? Fausse modestie, vente d'une partie de la maison? Sujet d'enquête à poursuivre.
Note d'une autre main au crayon à papier: "Cela parait bien tard". Hypothèse : cette personne met en doute l'affirmation de Pléville Le Pelley. Hypothèse complémentaire : cette personne qui détient ce manuscrit se permet d'écrire sur un original de valeur. Cette personne est proche de la famille. La date de la construction de la maison est importante car la rue Saint Jean s'est allongée au fil des années. Le numéro 87 de la rue Saint Jean à été l'une des dernières à avoir été construites dans la cité.
Deux familles de manœuvriers (Commentaire d'enquête : fort probablement des marins. A noter que la partie ouest de la rue du Nord, donc proche du début de la rue Saint Jean était très populaire ce qui donne un aspect pauvreté de la famille au récit de Pléville) s'établirent sur les derrière de cette maison (Commentaire d'enquête : la maison n'était pas si modeste contrairement à qu'écrit Pléville) et vient ce proverbe (Commentaire d'enquête : non retrouvé dans d'autres documents): les premiers habitants de Granville furent deux teigneux ou manans et un Pelley. (Commentaire d'enquête : une troisième main à ajouté à la plume acier des parentheses pour isoler "ou manans" et un point d'interrogation à la fin de la phrase. Pas de raison particulière identifiée.
L'arrière petit fils de ce Hugues contribua de ses deniers à la construction du môle la [partie manquante et illisible] Granville.
Le fils de celui-ci, nommé Pierre (complément d'enquête : Pierre Joseph Le Pelley du Manoir 1639-1680), marié avec dame Izet (complément d'enquête :Pierrette Yzet/Iset) était maire de la ville lorsqu'il accueillit les Religieux observentins chassés de Chauzé (Etude en cours par nos services de recherche). Les deux époux firent construire à leurs frais un réfectoire pour ces religieux, qui en firent dresser et placer dans le lieu l'inscription sur du cuivre (Etude en cours par les services de recherche) pour monument de leur reconnaissance.
Le petit-fils de Pierre, nommé Jacques (complément d'enquête : Jacques Le Pelley du Manoir 1658 - 1726), fut le premier négociant qui arma à Granville des navires pour la pêche de l'isle de Terre-Neuve (complément d'enquête : découverte par les Européens modernes le 24 juin 1497 grâce à l'explorateur Jean Cabot /Giovanni Caboto), peu après sa découverte.
Il n'eut qu'un fils nommé Pierre Dumanoir le Pelley (Complément d'enquête : il s'agirait d'un fils unique), qu'il plaça dans la maison du roi : ses services lui méritèrent d'être nommé commandant pour Sa Majesté à Granville, sa patrie: il avait épousé en secondes noces demoiselle De la Pigannière (Complément d'enquête : date du mariage à trouver), fille de condition d'Avranches, ayant six mille livres de rente.
Jacques avait laissé à son fils (Complément d'enquête : de quel fils s'agit-il ? N'est ce pas une confusion de prénom, soit "Pierre avait laissé à son fils Jacques"?) une fortune de six cent mille livres alors (Complément d'enquête : si l'on convertit le poids d'or ou d'argent fin contenu dans 600 000 livres de cette période selon la valeur moderne des métaux précieux, la somme se comptera en millions d'euros, entre 2 et 6 millions d'euros selon le cours actuel de l'or et l'année exacte de référence du monnayage sous Louis XIV).
Dans la maison était un moulin à bled (Complément d'enquête : terme général pour une machine servant à moudre les céréales), un four pour faire le biscuit des navires, un pressoir pour faire leur cidre, et une chambre destinée à jeter l'argent en tas (je l'ai vue) et bien des gens m'ont dit avoir vu cette chambre pleine et comblée d'argent.
Dumanoir le Pelley (Complément d'enquête : il s'agit de Jacques, celui qui aurait laissé 600 000 livres à son fils), élevé à la cour, joueur déterminé, aimant le faste et la représentation, dissipa dans le reste de ses jours cette brillante fortune (Complément d'enquête : incohérence, puisqu'il laisse un minimum 2M€ à son fils), et ne laissa que ce qu'il ne put toucher, le tiers de la dot de sa femme. Il eut cinq fils [une virgule est identifiée] Dumanoir fils ainé de son premier mariage avec dame Lesauvage (Etude en cours par nos services de recherche)
Dumanoir, fils aîné de son premier mariage avec dame Le Sauvage [absence de point ou de virgule]
Fontenelle le Pelley (Complément d'enquête : fils de dame De la Pigannière), tous deux officiers d'infanterie [absence de point ou de virgule]
Dumanoir le Pelley, curé de Granville (Complément d'enquête : fils de dame De la Pigannière)
Tilly le Pelley lieutenant de vaisseau mort à Rochefort (Complément d'enquête : date de naissance en cours de contrôle. Serait né en 1702 et mort en 1753.)
Pléville le Pelley, mon père. (Complément d'enquête : Hervé Le Pelley de Pléville 1699 - 1739)
[notes marginales par la deuxième main : « ✗ la généalogie fait l'aîné fils de dame Lesauvage » — « officier de cavalerie »]
Ici, si on veut, la branche de Fontenelle.
Ma mère était Jeanne Belliard (Etude en cours par nos services de recherche), fille du trésorier de la marine, qui eut pour dot 200 [monnaie illisible] de rente que l'inconduite de ses auteurs m'ont fait perdre : je n'ai [illisible] pas touché un sol.
J'eus une sœur (Complément d'enquête : soeur du premier marriage donc fille de Jeanne Belliard? Le prénom de cette soeur n'a pas été indentifié et est source de polémiques. Des travaux sont en cours pour trouver l'acte de naissance.) qui se fit religieuse et la part de mon père, à la succession de sa mère (Complément d'enquête : dame Lesauvage) fut la maison (Complément d'enquête : cette maison n'a pas été identifiée formellement. Des travaux de recherche sont en cours) — dont partie de la valeur fut payée ensuite par mes sœurs (Complément d'enquête : de quelles soeurs s'agit ? Combien ? Prénoms ? Il doit s'agir de soeur du second mariage, donc née après la mort de Jeanne Belliard en 1731, selon les relevés généalogiques disponibles sur la base Geneanet d'Antigny) fit la dot de ma sœur, le reste fut engagé par une belle-mère que mon père m'avait donnée, Demoiselle Virais, veuve Blanquerie qui, par imbécilité, mangea son bien et le mien après la mort de mon père, dont je respecte en elle (Complément d'enquête : référence à la mort du père ou de la belle mère ?) la mémoire.
Après sa mort, je vendis cette maison à mon [partie de document coupée : cousin ?] Dumanoir le Pelley, fils de Fontenelle (Complément d'enquête : autre branche Le Pelley à l'étude). Ce qu'il m'en donna éteignit les emprunts que ma belle [-mère] avait faits sur y celle.
Mon père commanda pour Terre-Neuve ; je finissais mes classes quand il fut attaqué d'[une] maladie grave. J'avais douze ans, et on me destinait à l'Église, quand, dans l'âme, je me vouais à la mer.
À force de combattre, j'eus raison. Mes études finies au gré de mes régents, on s'occupa de m'embarquer, mais on me recommanda de façon à me ramener à l'Église.
Dans l'automne 1755, j'épousai à Marseille Demoiselle Marie Ursule Reimbaud, fille d'un capitaine comme moi. (Un fils et deux filles)
Fille aînée mariée Comte
Fille aînée mariée au Comte (Complément d'enquête : titre à confirmer) Laugier 1776
Fille cadette mariée au sieur de Viefville 1788
Le fils de l'amiral Pléville (Complément d'enquête : le prénom du fils n'est pas confirmer. Recherche en cours) mourut en 1783 à 27 ans.
Mme Laugier (ajouté par une autre main)

















