

Georges René Pleville Lepelley
Capitaine granvillais
Lieu de naissance
Granville, rue Saint Jean.
Date
18 juin 1726, 300 ans.
Son histoire
Georges-René Pléville Le Pelley est un enfant de Granville né sous le signe de la mer, issu d’une lignée de marins et de défenseurs de la Normandie.
À 12 ans, il embarque comme mousse sur le Taurigny pour Terre-Neuve, où il endure les travaux les plus rudes avec une détermination qui force l’admiration.
À 14 ans, après un conflit violent avec son capitaine, il déserte et traverse 55 jours de forêt canadienne, survivant aux sauvages, aux ours et à la faim, avant d’être sauvé par la famille Dubuisson à Québec. Sous le pseudonyme de Duvivier, il reprend la mer, devient gabier, et rédige un placet latin contre l’injustice qui lui vaut le surnom de « latiniste ».
Formé par son oncle Tilli, il maîtrise l’hydrographie et l’astronomie, prouvant qu’un mousse de Granville peut rivaliser avec les meilleurs officiers. Sa carrière culmine à 20 ans de course pour le Roi, puis comme capitaine de port à Marseille, avant d’être nommé ministre de la Marine.
Son histoire, de l’enfant têtu au serviteur de l’État, incarne l’audace, la résilience et la fidélité à ses racines normandes.
Les grandes dates jusqu'à ses 18 ans
18 juin 1726 – Naissance à Granville
Né dans une famille de marins aux racines profondes, Georges-René Pléville Le Pelley voit le jour au cœur de la Haute-Ville, berceau des corsaires normands. Son ancêtre Hugues Le Pelley, compagnon de Charles VII, a marqué l’histoire locale en recevant du roi le droit de porter des armes. La maison familiale, rue Saint-Jean, symbolise cette lignée prestigieuse, toujours debout aujourd’hui. Dès son plus jeune âge, il baigne dans l’univers maritime de Granville, premier port morutier de France.
13 juin – 28 juillet 1740 – La désertion héroïque
8 mai 1742 – L’embarquement avec son oncle Tilli
À 14 ans, après un conflit violent avec son capitaine Haudet, il prend une décision folle : traverser 120 lieues de forêt canadienne pour rejoindre Québec. Pendant 55 jours, il affronte la faim, les sauvages, les ours et l’isolement, dormant dans les arbres et se nourrissant de baies. Son arrivée, nu et épuisé, chez Monsieur Dubuisson à Québec marque la fin de cette épreuve et le début d’une nouvelle vie. Cette aventure forge son caractère et prouve une résilience exceptionnelle.
Après des mois d’errance et de travail sous le nom de Duvivier, il retrouve enfin sa vraie identité grâce à Monsieur Clément. Le 20 avril 1742, il est de retour au Havre, où son oncle Tilli Le Pelley, capitaine expérimenté, l’attend. Le 8 mai, il embarque comme lieutenant sur le Fleuri, marquant le début de sa formation d’officier. Il y apprend l’hydrographie, l’astronomie et l’art de commander, posant les bases de sa future carrière de corsaire et de ministre.
