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Acte de sépulture de Hervé Le Pelley en avril 1739 - Travaux de recherche 2022 - MAJ 2026
Ce rapport établit, pour la première fois à partir du document original, les circonstances, le lieu et le statut d’occupation de la maison de la Clémentière à Saint Pair où est mort Hervé Le Pelley, sieur de Pléville (1699-1739), capitaine de navire granvillais, père du futur vice-amiral Georges-René Pléville Le Pelley. Il est un élément des travaux de déchiffrement du registre paroissial 5 Mi 1985 Saint-Pair-sur-Mer, Pair-Libre, Pair-sur-Mer, Kairon, Quéron, Saint-Pair-sur-Mer disponible en ligne des Archives Départemental de la Manche, période couverte 1715 à 1740.
Le déchiffrement de l'acte principal est le suivant :
"Le Pelé, sieur de Pléville, bourgeois de Granville, âgé d'environ quarante-deux ans, décédé à la maison principale de Monsieur de Longueville où il était venu prendre l'air pour rétablir sa santé, ⟨au village de la Clémentière⟩ en la paroisse de Saint-Pair, a été inhumé en l'église de Saint-Nicolas, à la réquisition par écrit de Mtre René Le Pelé, frère du défunt et curé de Granville, et de la famille, en date du vingt avril mil sept cent trente-neuf ; ce qui leur a été accordé par nous soussigné curé dudit Saint-Pair, sans préjudicier à nos droits ni ceux de notre église, ce vingt avril mil sept cent trente-neuf.
« Village de la Clémentière » en interligne approuvé. — [paraphe] Curé de Saint-Pair"
Ce qui est à retenir :
À notre connaissance, aucune publication ni notice généalogique n’a jusqu’ici exploité cet acte directement. Les trois affirmations que la littérature répète depuis le XIXᵉ siècle — le 20 avril comme date du décès, la mort « dans sa maison », la Clémentière comme bien de la famille — descendent d’une même notice imprimée, et sont toutes corrigées ici par le document original. C’est la première lecture intégrale de cette pièce.
Bilan de l'enquête :
Hervé Le Pelley, sieur de Pléville, bourgeois de Granville, environ quarante-deux ans, est mort à la maison principale de Monsieur de Longueville, au village de la Clémentière, paroisse de Saint-Pair, peu avant le 20 avril 1739, où il était venu en convalescence. Son frère René, curé de Granville, a requis le corps par écrit et l’a fait inhumer dans l’église Saint-Nicolas. Quatre des cinq lectures bloquantes sont levées ; la cinquième — la date — est démontrée absente du document et renvoyée à Granville.
Sur la Clémentière, le résultat est franc et contredit la littérature. Ce n’était pas un bien Le Pelley. C’était la maison principale d’une tenure appartenant à un tiers, dans un hameau à quatre feux dont les Clément tiennent le nom depuis au moins 1716. L’hypothèse « location », qui n’était qu’un raisonnement de vraisemblance depuis le volume I, est devenue un fait écrit.
Sur Marie le Virais, le dossier reste vide — mais il n’est plus muet. Le silence de cinq volumes est désormais qualifié : ce n’est pas de l’invisibilité statistique, c’est une non-insertion, dans une paroisse qui sollicitait pourtant les Granvillaises non résidentes. Et une piste concrète s’ouvre pour la première fois sur son premier lit, du côté de Coudeville.
Sur la venue à la Clémentière, l’enquête change d’hypothèse directrice. L’exil pour désapprobation familiale, qui structurait le dossier depuis le volume I, n’est pas réfuté — mais il n’est plus nécessaire. Trois explications concurrentes, chacune testable, le concurrencent désormais : la proximité du berceau familial de Saint-Nicolas, le réseau Fougeray-Le Pelley déjà présent dans la paroisse en juin 1733, et le pays de la veuve du sieur de la Blanquerie. À quoi s’ajoute le motif que l’acte donne lui-même, et que personne n’attendait : il était venu prendre l’air pour rétablir sa santé.
Note importante :
Le rapport complet d'enquête est disponible gratuitement sur demande en précisant la référence Enquête archive Saint Pair 1715 1740 à olivier.legrand@sutterfield.fr
La démonstration repose exclusivement sur un document officiel librement consultable : le registre paroissial de Saint-Pair-sur-Mer, année 1739, collection communale, numérisé par les Archives départementales de la Manche (liasse « 1715 à 1740 », vue 316/335), accessible en ligne par tout public. Chaque conclusion peut être vérifiée sur cette vue par n’importe quel lecteur.





