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Déchiffrage et analyse du registre de Granville - Année 1739

Archives départementales de la Manche — Cote 5 Mi 687
Granville, Granville-la-Victoire, Chausey — Baptêmes, Mariages, Sépultures
391 actes recensés par les tables du registre — 209 actes transcrits sous numéro de paragraphe, 80 relevés, 70 transcrits sous cote de position

Synthèse des travaux :

Synthèse des travaux — Les Le Pelley de Granville en 1739

1. Une famille présente à tous les étages de la paroisse

Au sommet du clergé : René Le Pelley, curé de la première et plus grande portion — le bénéfice principal. Trois signatures autographes ; confirmé de source externe par l'acte de Saint-Pair (« frère du défunt et curé de Granville »).

Dans la bourgeoisie : mariage du 26 février 1739 réunissant Jean Le Pelley père et Jean Le Pelley fils, deux mains distinctes au bas de l'acte.

Une parentèle féminine dense : le mariage du 5 mars livre une fratrie déclarée par l'acte lui-même — Marie (veuve Le Marquand), Marguerite et Perrette, tantes maternelles, plus une Françoise signant au même bloc. Le Chevallier de Boisdelle signe également.

À tous les niveaux sociaux : une autre Marguerite Le Pelley, illettrée, femme de marinier, marraine le 25 février. Le nom court du presbytère aux ménages de gens de mer.

Jusqu'en décembre : Françoise Le Pelley marraine deux fois en dix-sept jours, d'une main assurée, la seconde fois aux côtés d'un Quinette — famille chez qui René Le Pelley avait lui-même baptisé deux mois plus tôt.

Conclusion : quand Georges-René Pléville Le Pelley quitte la France en 1739, il ne part pas d'un milieu obscur. Le registre établit le milieu ; il ne documente pas le départ, qui relève des mémoires.

2. Jeanne Belliard — assertion à sourcer

Le patronyme est absent du registre, actes et tables confondus. Le corpus contient un Billard, qui n'est pas le même nom. Cette absence est toutefois attendue : morte avant le remariage de 1733, elle ne pouvait figurer en 1739.

3. La seconde alliance d'Hervé

Remariage en 1733 avec Marie Le Virais. Le nom est totalement absent du registre, ce qui est normal (une femme mariée est désignée par son mari) mais laisse la famille sans traces. Piste testable en deux actes : le mariage Couraye du Parc de 1714 nomme le père de Françoise Le Virais ; comparé à celui de Marie, il dit oui ou non si les deux femmes sont sœurs. Toute recherche doit désormais viser la sieurie de Pléville autant que le patronyme.

4. Le frère René

L'absence supposée au mariage de 1733 est hors corpus. Mais le registre montre que les interruptions de son ministère sont un régime, non une singularité — et la règle vaut : le registre dit qui célèbre, pas où est celui qui ne célèbre pas. Test décisif : sa signature dans les registres de Saint-Pair sur 1739, et dans l'acte de 1733. Fait à verser avant toute interprétation : c'est René qui requiert par écrit l'enlèvement du corps de son frère.

5. La mort à Saint-Pair — pièce maîtresse

« Le Pelé, sieur de Pléville, bourgeois de Granville », mort à ~42 ans chez Monsieur de Longueville, à La Clémentière, où il était en convalescence. L'acte est un congé d'enlèvement, le corps partant à l'église de Saint-Nicolas. Le silence du registre de Granville est donc structurel — confirmé indépendamment par la table des décès, qui ne contient aucun Le Pelley.

Deux questions restent ouvertes : le trajet du corps (registre de Saint-Nicolas, comptes de fabrique) et l'identité de Monsieur de Longueville.

Note importante :

Le rapport complet d'enquête sur cette année clé est disponible gratuitement sur demande en précisant la référence Enquête archive Granville 1739 à olivier.legrand@sutterfield.fr

36, rue de Doudeauville

75018 Paris

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