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Pleville Le Pelley à 12 ans et sa soeur Jeanne Guillone.png

L’énigme du portrait de Vaufévrier

Le jeune Pléville, douze ans, et une sœur que personne ne connaît

 

Il existe un tableau que nul n’a revu depuis près d’un siècle. En janvier 1931, la Société d’Études historiques et économiques Le Pays de Granville publie dans son bulletin une longue étude sur la jeunesse de Georges-René Pléville Le Pelley. Au détour d’une page apparaît une reproduction photographique, la seule connue à ce jour. Elle montre deux enfants côte à côte. La légende les identifie ainsi : « Georges-René Le Pelley de Pléville à l’âge de douze ans, avec sa sœur Jeanne-Guillone ».​​

Ce que dit le bulletin de la Société d'Etudes historiques et économique en 1931

L’auteur décrit des enfants « assez élégamment vêtus ». La fillette porte une robe rose tendre et une fleur dans les cheveux. Le garçon est en veste et habit bleu de roi, orné de galons et de boutons dorés. Ce luxe apparent trompe pourtant, souligne l’auteur : la famille était alors ruinée.

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Une note de bas de page précise l’origine de la photographie. Elle a été communiquée par Mademoiselle Duvigny, arrière-petite-nièce de l’Amiral, propriétaire du manoir de Vaufévrier, à Bréville-sur-Mer, où le tableau était alors conservé.

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Le nom du manoir n’est pas anodin. Le même bulletin rappelle que le grand-père de l’Amiral, Jacques Le Pelley du Manoir, avait épousé en premières noces une Le Sauvage de Vaufévrier. La toile serait donc restée dans la parentèle, de maison en maison, jusqu’au XXᵉ siècle.

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Douze ans : l’année de tous les basculements

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Né à Granville le 18 juin 1726, Georges-René a douze ans en 1738. C’est l’année où tout bascule pour lui. Son père, Hervé Le Pelley, sieur de Pléville, tombe gravement malade et meurt au printemps 1739. Le jeune garçon refuse le séminaire auquel le destine son oncle, le curé René Le Pelley. Il embarque comme mousse sur le Comte de Torigny pour la morue de Gaspé. Ce tableau serait donc le dernier regard posé sur l’enfant avant le départ, avant la Baie des Chaleurs et la longue marche dans les forêts du Canada.

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Où est passée la toile ?

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Les corsaires de la Chasse de Granville ont retrouvé la piste de 1931. La suite reste à écrire :

  • le manoir de Vaufévrier a changé de mains vers 1980 et était vide au moment de la vente ;

  • les familles qui l’ont occupé auparavant pourraient avoir emporté le tableau avec elles ;

  • ni les historiens les plus familiers de Pléville, ni les membres de la famille Le Pelley interrogés à ce jour ne l’ont jamais vu.

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Et qui est Jeanne-Guillone ?

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C’est la seconde énigme, et peut-être la plus troublante. Aucune « Jeanne-Guillone » Le Pelley n’apparaît dans les registres paroissiaux de Granville, pourtant dépouillés acte par acte pour les années de l’enfance de l’Amiral. Faut-il soupçonner une mauvaise lecture, un surnom de famille, une erreur de l’auteur de 1931 ? Ou bien la fillette est-elle quelqu’un d’autre que celle qu’on croit ?​

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Source : « Le Pays de Granville », bulletin périodique de la Société d’Études historiques et économiques, 2ᵉ série, n° 13, janvier 1931 — Archives départementales de la Manche.

Avis à tous

Si vous possédez ce tableau, si vous l’avez aperçu dans un salon, un grenier, une vente aux enchères, ou si vous descendez des familles liées au manoir de Vaufévrier, écrivez-nous, téléphonez-nous. Une toile oubliée n’est jamais tout à fait perdue tant que quelqu’un la cherche.

Olivier Legrand : 06 28 19 21 00

36, rue Doudeauville

75018 Paris

Site libre de droits.

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Prenez, copiez tout ce dont vous avez besoin pour vous instruire, vous, vos proches, vos amis, vos élèves.

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Site lancé le 18 juin 2026, trois siècles après la naissance de Georges René Pléville Le Pelley. 

 

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