Louis Pierre Étienne Le Pelley du Manoir
Louis Pierre Étienne Le Pelley naît à Granville le 19 décembre 1733, 293 ans

Son histoire
Louis Pierre Étienne Le Pelley, sieur des Fontenelles et du Manoir, naît à Granville au sein de la famille Le Pelley du Manoir, une lignée bourgeoise granvillaise spécialisée dans l’armement maritime et la course.
Fils de Pierre Robert Le Pelley, capitaine d’infanterie et sieur des Fontenelles, et de Marie Guyone Gigeon de Kermain, il est le cousin germain de Georges-René Pléville Le Pelley (1726–1805), fils d’Hervé Le Pelley (1699–1739), sieur de Pléville et capitaine de navire, lui-même frère de Pierre Robert.
Cette parenté place les deux hommes au cœur d’une dynastie corsaire qui a bâti sa fortune sur les armements maritimes, comme en témoignent les archives généalogiques et l’Annuaire de la noblesse de France.
Carrière
Tous deux évoluent dans le même milieu : celui des corsaires et armateurs de Granville, où la famille Le Pelley possède des intérêts financiers communs.
Après la révolution française, Pléville le Pelley utilise son influence pour favoriser l’avancement de ses parents et alliés, dont la famille de Louis Pierre Étienne. Les deux hommes partagent ainsi des liens économiques via les armements corsaires, une activité lucrative pour les familles granvillaises. La fortune des Le Pelley, accumulée grâce aux prises en mer et au commerce maritime, est d’ailleurs mentionnée comme « une fortune considérable » gagnée dans les armements, selon les travaux généalogiques.
Louis Pierre Étienne exerce les métiers de capitaine corsaire, armateur et bourgeois de Granville, contribuant à l’économie locale par la guerre de course et le commerce.


Famille
Le 27 mars 1765, à Granville, il épouse Jeanne Élisabeth Lucas de Lezeaux (1744-1819), fille de Charles Marie Lucas de Lezeaux, écuyer, seigneur honoraire de Saint-Pair et de Saint-Aubin-des-Préaux.
Ils eurent deux fils et deux filles, dont :
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Pierre Étienne René Marie Le Pelley, comte Dumanoir Le Pelley (1770-1829) — vice-amiral, qui commanda l'avant-garde de la flotte française à Trafalgar en 1805, épisode qui fit sa réputation et sa controverse ; anobli comte par Louis XVIII, puis député de la Manche ;
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Charles Jean Marie Armand (1776-1824), vicomte du Manoir, capitaine de frégate, mort en Martinique.
Héritage
Louis Pierre Étienne décède en 1807, laissant un héritage marqué par son implication dans la course et l’armement, ainsi que par les succès de sa descendance.
Son fils, Pierre Dumanoir Le Pelley, bénéficiera d’ailleurs également de l’influence de Georges-René pour accélérer sa carrière dans la Marine, comme le soulignent certaines biographies. La famille est officiellement anoblie par Louis XVIII en 1814, consolidant ainsi son ascension sociale, passée de la bourgeoisie marchande à la noblesse d’Empire.


Complément d'enquête
Toutes les sources s'accordent sur une séquence de qualités, mais aucune de celles que nous avons consultées n'en donne le récit détaillé ni les dates. Il fut armateur, capitaine de prise, capitaine corsaire, prisonnier, évadé, naufragé sur la Princesse-de-Monaco.
On peut en déduire le profil d'un corsaire actif, très probablement pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) puis la guerre d'Indépendance américaine (1778-1783), les deux grandes périodes de course granvillaise de sa vie d'homme — mais c'est une déduction de contexte, pas une donnée d'archive. Les épisodes de captivité, d'évasion et de naufrage sur la Princesse-de-Monaco sont attestés comme faits, sans que j'aie pu trouver où ni quand ils se sont produits. Le détail de sa carrière maritime reste à établir, vraisemblablement dans les archives de l'amirauté de Granville et les papiers de prises.